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dimanche 24 mars 2013

Tonton's Picks # 63 : "MacArthur Park" de Richard Harris. Où la chanson devient fresque.


Tonton's Picks # 62 : "Bird Doggin'" de Gene Vincent. Adapté en français sous le titre "Pour le Pied" par Noël Deschamps, et même pas ridicule ! Forcément quand c'est pas Jauni qui s'y colle...

Gene Vincent (vox), Al Casey (gtr), Glen Campbel (ac gtr), Dave Burgess (gtr), Jimmy Seals (ts), Dash Croft (drums), Larry Knechtel (kbds).



Tonton's Picks # 61 : "Emmanuel" de Michel Colombier. Je me souviens pourquoi je ne l'ai pas appelé Brandon ou Kevin.

http://youtu.be/AYIHAFWUo_k
Tonton's Picks # 60 : "Wild Horses" par The Flying Burrito Brothers.

Gram Parsons (gtr, vox), Chris Hillman (gtr, vox), Chris Ethridge (piano, bs), Sneaky Pete Kleinow (pedal steel gtr), Michael Clarke (dms).


Tonton's Picks # 59 : "Suche & Liebe (part 2)" de Ash Ra Tempel.

"Je vais me libérer, l'eau va couler. Demain sera un autre jour, je te le promets. Et on se regardera avec la même intensité, mais je serai juste guéri".

Manuel Gottsching (gtr, vox), Hartmut Enke (bs), Wolfgang Muller (dms, vibraphone).



Tonton's Picks # 58 : "Hey Joe" par Roy Buchanan. Sublime et implacable leçon de feeling, cette version par Buchanan, guitariste longtemps sous-estimé quoique révéré par exemple par un Jeff Beck qui voyait en lui lui l'un de ses premiers inspirateurs, est de loin celle qui à mon sens restitue bien le feeling tragique de ce texte qui ne restera pas dans les annales de la jovialité.



Tonton's Picks # 57 : "A Love That Never Was" par The Zombies.

Colin Blunstone (vox), Rod Argent (kbds, vox), Paul Atkinson (gtr), Hugh Grundy (dms), Chris White (bs)

http://www.youtube.com/watch?v=5NtIxYDgUZw
Tonton's Picks # 56 : "Some Time Alone, Alone" de Melody's Chamber Echo. Avec le "My God Is Blue" de Sébastien Tellier et le "Lux" de Brian Eno, ce disque sera celui qui aura marqué mon année 2012. Apparemment issue d'une formation musicale plutôt classique, cette belle Melody qui en rappellera une autre, semble rien n'ignorer des subtilités du domaine psychédélique auquel elle fut initiée, m'a-t-il semblé comprendre, par Radiohead, avec lequel elle n'aura au moins pas en commun cet agaçant côté pète-couilles inutilement sombre qui m'a toujours résolument tenu à distance de leur production discographique pourtant intéressante. Ici, tout est lumineux, élégant, subtil, propice au rêve.



Tonton's Picks # 55 : "Puzzle/Omen" de Pulsar. C'est français mais c'est vraiment bon. On fait plus que deviner ici l'influence manifeste du Soft Machine de "Volume 2" et "Third", restitués avec une naïveté touchante, un musicianship encore scolaire et un feeling gentiment baba mollasson progressif, mais beaucoup de sincérité, c'est justement ça qui rend le truc si beau.

Jacques Roman (kbds), Victor Bosch (dms), Gilbert Gandil (gtr, vox), Roland Richard (kbds, fl), Philippe Roman (bs, vox).

http://youtu.be/hUn9PBtLyJc
Tonton's Picks # 54 : "Walking Through My Dreams" des Pretty Things. Oh tudieu c'est un fan absolu des Pretties qui vous parle. De leurs premiers singles jusqu'à, disons, "Parachute" c'est un sans-faute absolu. "£SD", "Come See me", "Midnight To Six Man", "Buzz The Jerk", "Get A Buzz", etc, etc, c'est la quintessence du rock & roll 60s à l'anglaise dans ce que ça avait de plus sauvage, sale et jubilatoire. Okay, le son a vieilli, les poses outrées aussi, mais on y retrouve toujours la fureur incroyable de ces mecs qui n'étaient pas là pour plaisanter ou juste se taper des filles. Mais ce qui retient mon attention, c'est la période 67-68, qui les voit dépasser haut la main le petit cirque psyché du Swingin' London, arrivant à concilier la fièvre expérimentatrice du jeune Pink Floyd de Syd Barrett, la verve mélodique des Beatles et l'énergie des Who de "Sell Out". Et tout ça avec une classe qui a dû bien faire baver les Stones eux-même d'une jalousie bien légitime. "Defecting Grey" b/w "Mr. Evasion", "Talking About The Good Times" b/w "Walking Through My Dreams", rien que ces deux singles leur assureraient une place indéfectible au panthéon du meilleur psyché à la sauce mentholée, avec une prod fantastique, inventive mais débarrassée des tics sonores de l'époque. Et je ne parle pas de l'album "SF Sorrow", excellent de part en part, qui - la vie eût-elle été mieux faite - aurait dû cartonner aux States si la distribution avait été à la hauteur, et gagné son statut de premier "opera-rock" tant il incarnait le premier manifeste du genre, et ce quelques mois avant le "Tommy" des Who. Allez, ne comptez pas sur moi pour dire du mal de Townshend & co, mais si j'en crois les similitudes structurelles entre ces deux albums, ainsi que le troublant air de famille entre les riffs de "Old Man Going" et "Pinball Wizard", et bien je me dis que soit les mecs s'échangeaient des idées, soit il y avait une concordance inspirationnelle et spirituelle qui dépasse l'entendement. Bon, c'est juste histoire de couper les cheveux en quatre, d'ailleurs ces mecs-là les avaient singulièrement longs pour l'époque, et c'est justement ça qui était cool. Plus les parents, les censeurs, les profs, les flics et autres empêcheurs de buzzer en rond les détestaient, plus les kids les révéraient. Aujourd'hui, n'importe quel con de rugbyman ou footballeur avec un QI à un chiffre porte les cheveux longs. Même Oncle RRRouliane, alors...

Phil May (vox), Dick Taylor (bs), John Povey (kbds), Wally Waller (bs), Skip Alan (dms).



Tonton's Picks # 53 : "And Your Bird Can Sing" des Beatles. Dans l'intimité d'une prise voix Winston / Macca, via la magie de quelques providentiels isolated tracks extraits de quelque bootleg de luxe spécialement conçu pour les complétistes compulsifs de la plus extraordinaire maniaquerie. Au passage, je ne vois pas pour quelle raison ça rigole de la sorte, ce texte n'est pourtant pas d'une drôlerie colossale...

John Lennon (gtr, vox), Paul McCartney (bs, vox), George Harrison (gtr, vox), Ringo Starr (dms, vox), George Martin (arrangements, production et guidance spirituelle)



Tonton's Picks # 52 : "2000 Light Years From Home" des Rolling Stones. Incroyable mystère que ce putain de disque "Their Satanic Majesties Request", longtemps montré du doigt comme une faute de parcours pour les Stones, que l'on disait égarés dans une course à l'échalote avec les Beatles. Tentative ratée de coller à l'air du temps, disait-on. Mauvaise copie de "Sgt Pepper's", lisait-on encore. Pathétique exercice d'opportunisme, suivisme désolant, soumission à la mode, etc, et j'en passe. Total bullshit. Rien que ce titre remet les pendules à leur place, comme dirait Jauni, dont je m'étonne d'ailleurs que ce dernier n'ait pas à l'époque proposé sa version francisée de la chose, c'eût été poilant, "tu es à 2000 années lumiéééééére de la tééééééreu", imaginez-vous donc... Donc quand l'on me dit que c'est un mauvais album des Stones, je réponds, narquois, qu'il s'agit en revanche d'un excellent album psychédélique PAR les Stones, ce qui fait toute la différence, vous en conviendrez. Vinyle, stéréo, mono, série "L'Age d'Or des Rolling Stones" avec son livret illustré et sa gravure cheap, musicassette, CD, CD remastérisé, jusqu'aux rééditions SACD hybride, en passant par les versions bootlegs sans oublier le roboratif coffret "Satanic Sessions Volumes 1 & 2", voilà bien un album que j'ai traqué jusque dans le dernier dépôt-vente du fin fond du Sud-Finistère, et que j'ai chéri à loisir dans les volutes épaisses de plus d'une vapeur assassine de pneu brûlé qui n'avait pas vu l'Afghanistan depuis un bon moment. De la jam haletante de "Sing This All Together (And See What Happens)" qui les montre contre toute attente assez passionnants improvisateurs, aux cordes soyeuses de "She's A Rainbow" (arrangements John Paul Jones), en passant par les chinoiseries de "Gomper", le métal froid de "Citadel", les roublardises de maquereau de "On With The Show", les drums 100% à côté de la plaque de "2000 Man" ou encore les mellotrons bien far-out de "2000 Light Years From Home", je ne m'étonne guère que Peter Gabriel mentionne "Satanic Majesties" lorsque l'on lui demande quel est l'album des Stones qu'il préfère... Enjoy, comme on dit.

Mick Jagger (vox), Keith Richards (gtr, vox), Brian Jones (gtr, kbds), Bill Wyman (bs), Charlie Watts (dms).